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Lockwood : "Il faut sortir des écrans"

 

Didier Lockwood sera présent lors du festival de musique de Marseille Jazz des Cinq Continents en juillet. Ce violoniste et jazzman français nous parle de sa relation avec le développement durable. Découvrez l'interview réalisée par Julien Dézecot.

Plus d'informations sur :

http://www.didierlockwood.com/

GD6D : Chacun peut changer ses habitudes !

GD6D, un dispositif d'E3D Environnement, une start-up provençale et innovante invite plus de 21 000 personnes, dans plusieurs pays européens à participer à une opération inédite d'éco-citoyenneté ! Le principe : adopter de nouvelles habitudes pour faire des économies d'énergie, tout en bénéficiant d'un suivi personnalisé avec l'entreprise. L'important, ce n'est pas seulement de changer ses habitudes, mais de pérenniser les nouvelles façons de faire pour un monde plus durable !
La parole à E3D Environnement :

« Plus des 2/3 des familles engagées ont accepté d’aller encore plus loin !

En répondant à un défi collectif qui leur a été lancé dans le cadre de l’opération, ils ont décidé d’agir en même temps et tous ensemble pour atteindre un objectif d’économies d’énergie sur une période limitée (3 semaines) en mettant en pratique plusieurs nouveaux gestes simples, économes en énergie dans leur quotidien.

Les habitants de Marseille sont les premiers à avoir réussi le défi proposé !

1 400 habitants phocéens ont économisé 12 931 kWh dans le délai imparti de 3 semaines. Plusieurs laboratoires de recherche européens spécialisés dans les mesures d’impact suivent ces résultats avec grand intérêt. Cette économie représente l’impact énergétique d’un trajet en voiture pour aller de Marseille à Sydney ! […] Dans quelques jours, ce sera au tour des habitants de Montpellier et de Cefalù (Italie) de relever le challenge. Puis ceux de Varsovie (Pologne) et de Gand (Belgique) prendront le relais.

[…] Ainsi, les habitants ont pu choisir parmi une liste de 6 actions, des gestes économes en énergie à essayer pendant 3 semaines. A l’issue de ces 3 semaines, tous les participants ont été recontactés afin de savoir s’ils avaient réussi à mettre en place ces actions dans leur quotidien. En parallèle, des mesures de relevé des compteurs électriques sont faites sur le terrain afin de mesurer l’impact total de l’opération à moyen et long terme.

L’impact de chaque action a été traduit en nombre de points afin que les habitants soient conscients du poids de leur action (par exemple : rincer la vaisselle à l’eau froide = 15 points qui représentent une économie d’énergie 15 kWh si ce geste quotidien est réalisé sur une période de 3 semaines, éteindre complètement son ordinateur la nuit (10 points – 10 kWh), laver le linge à 30° (5 points – 5 kWh) …)

 

Et ça rapporte quoi ?

En plus de pouvoir être fiers d’associer leurs efforts individuels aux efforts de leur ville pour améliorer l’éco-citoyenneté dans leur quartier, les habitants qui adopteront ces actions définitivement, vont voir leur facture d’électricité baisser d’au moins 10%!

 

Quelle est cette opération inédite éco-citoyenne déployée en Europe ?

Baptisé GD6D™ (prononcé « J’ai décidé »), ce service accompagne les habitants, pas à pas, de manière personnalisée et sur une longue durée, afin qu’ils améliorent leur environnement, fassent des économies et préservent leur santé.

 

Le service GD6DTM en 5 étapes :

GD6DTM est un dispositif innovant qui a fait ses preuves couplant sciences de la communication et technologies du numériques. […] Avec ces nouvelles méthodes, la ville peut offrir à chacun un accompagnement personnalisé. En fonction de son mode de vie et de ses envies chacun peut changer quelques-unes de ses habitudes vers plus de sobriété.

[…] A Marseille, sur les 1500 foyers participants, 89 % ont changé plusieurs de leurs habitudes de consommation depuis octobre 2015 !

Après 5 années de Recherche et Développement, E3D-Environnement, la start-up made in Provence qui a créé ce service inédit, a démontré que GD6D™ permet non seulement de déclencher des comportements environnementaux vertueux d’une population importante, mais également de les pérenniser, une fois adoptés.

 

Qu’en pensent les habitants concernés ?

Eliane, 80 ans, 8 mois de GD6D à Marseille. « J’ai déjà déjà adopté 5 nouveaux gestes » : « J’ai toujours été très économe car enfant, je n’avais pas d’eau courante ni d’électricité. Ma mère me disait tout le temps : « il ne faut pas brûler l’eau ! ». Pourtant, avec cette opération, je fais encore plus d’économies d’énergie. On me propose des actions que je ne faisais pas avant comme laver mon linge à 30°C, régler la température de mon chauffe-eau… En mai, j’ai participé au défi collectif. J’ai trouvé que c’était une super initiative mais je n’étais pas très optimiste : je pensais que personne ne participerait. Lorsque j’ai appris les résultats, j’ai été très surprise, je ne m’attendais pas à ce que nous soyons si nombreux ! C’est vraiment positif : si tout le monde agissait on avancerait beaucoup plus vite. »

Joelle, 9 mois de GD6D à Montpellier, « J’ai déjà adopté 3 nouveaux gestes : « Je trouve cette initiative très bien, cela m’apporte vraiment quelque chose. Je mets en place de nouveaux gestes, cela demande un petit effort au début mais cela deviendra bientôt automatique. C’est bien pour moi mais aussi pour l’écologie ».

Simon, la trentaine, 8 mois sur GD6D à Marseille, « J’ai déjà adopté 6 nouveaux gestes » : « A la maison avec mon amie, nous mettons en pratique de nouveaux gestes à essayer comme ne pas laisser mes appareils électriques en veille, couper l’eau sous la douche… J’apprécie le fait d’être recontacté régulièrement pour choisir de nouvelles actions et d’être informé des résultats de l’opération. Avec le défi collectif, on voit que tout le quartier s’est mobilisé ! Pour moi c’est important de savoir que les autres agissent aussi. Si chacun fait sa part, ça va changer. C’est vraiment encourageant et c’est comme ça qu’on va changer les choses.»

 

Plus d'infos

www.e3d-environnement.com/

www.gd6d.eu/

 

Macha Meril : « La transition, une nouvelle aventure »

A Marseille, nous avons rencontré Macha Meril, artiste aux moyens d'expression diversifiée, pour parler des luttes des femmes et des problématiques de transition. Son livre, L'Arithmétique de la Chair, est paru en mars 2016.

Retrouvez son interview sur le Soundcloud du magazine.

 

Plus d'infos :

http://livre.fnac.com/a9324856/Macha-Meril-Arithmetique-de-la-chair

BLOOM : « L’interdiction aurait dû avoir lieu il y a longtemps ! »

Hier, la Commission Européenne a finalement adopté une série de mesures protégeant les écosystèmes des fonds marins européens, avec notamment l'interdiction tant attendue du chalutage profond au-dessous de 800 mètres de profondeur. Cette décision tant attendue est l'aboutissement de 8 années de mobilisation mais reste amoindrie par l'influence des lobbies.

Nous laissons la paroles à l'association BLOOM, qui a mené la mobilisation :

« Bruxelles, le 30 juin 2016.

Après quatre années de procédures législatives et près de quatre années supplémentaires de lobbying intense de la part des industriels de la pêche pour tenter d’empêcher, en amont, l’État français puis la Commission européenne de proposer l’interdiction du chalutage profond, un accord vient enfin d’être trouvé, ce jeudi 30 juin, entre les trois institutions européennes (Parlement, Conseil, Commission) scellant la réforme du règlement encadrant la pêche profonde européenne.

Les trois institutions ont adopté une série de mesures importantes pour la protection des écosystèmes profonds européens, notamment l’interdiction du chalutage profond dans toutes les eaux européennes au-dessous de 800 mètres de profondeur et un mécanisme juridiquement contraignant de fermeture de zones abritant ou susceptibles d’abriter des écosystèmes marins vulnérables tels que des coraux.

Le futur règlement « pêche profonde » remplacera celui de 2002, faible et inadapté, qui sert aujourd’hui encore de cadre légal à la pêche profonde. L’Union européenne se dote ainsi d’un cadre réglementaire à la hauteur des résolutions votées par l’Assemblée générale des Nations Unies sur la pêche profonde.

 

Un succès franc pour la protection des océans

« L’équipe de BLOOM travaille d’arrache-pied depuis huit ans dans le but de faire interdire le chalutage profond. L’interdiction de cette méthode de pêche absurde, destructrice et subventionnée aurait dû avoir lieu il y a longtemps mais c’était sans compter avec la désinformation, les mensonges, la mauvaise foi et les manœuvres tordues des lobbies industriels et de leurs alliés politiques » déclare Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « Sans le soutien de centaines de milliers de citoyens qui ont mis la pression à Intermarché pour que le groupe cesse le chalutage profond, l’UE n’aurait jamais adopté cette interdiction. Nous espérons que les citoyens ont conscience que cette victoire est la leur et que sans leur mobilisation et leur soutien financier, les ONG ne peuvent pas faire de miracles. L’interdiction du chalutage profond au-delà de 800 mètres est la mesure la plus importante de ce règlement. C’est un succès franc aux conséquences nettes : cela signifie que la déforestation sous-marine qui a lieu aujourd’hui sans aucune contrainte légale jusqu’à 2000 mètres de profondeur cessera à jamais ».

Le seuil de 800 mètres retenu pour l’interdiction du chalutage profond l’a été à la suite de la campagne tonitruante que BLOOM a orchestrée contre cette méthode de pêche et que l’illustratrice Pénélope Bagieu a relayée dans une BD en ligne partagée plusieurs centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, conduisant la pétition de BLOOM à entrer dans les records de mobilisation environnementale en France. La campagne de BLOOM a incité les enseignes de la grande distribution à abandonner les ventes d’espèces profondes et la flotte d’Intermarché à accepter, en janvier 2014, de ne plus pêcher au chalut au-delà de 800 mètres de profondeur. C’est la profondeur que le Conseil a retenue pour l’interdiction du chalutage profond le 6 novembre 2015. L’accord trouvé le mardi 14 juin signe ainsi l’aboutissement d’une négociation de « trilogue » entamée il y a huit mois et conclue sous présidence néerlandaise.
 

Une réforme amoindrie par l’influence des lobbies

« Cette réforme aurait pu être beaucoup plus ambitieuse avec un autre rapporteur » explique Claire Nouvian, « or l’eurodéputée socialiste Isabelle Thomas, en charge du texte, a bradé le règlement pêche profonde en acceptant presque sans ciller les reculs proposés par le Conseil (les États membres), Espagne en tête ».

Les navires espagnols exemptés

 

C’est ainsi que le texte se limite désormais aux seules eaux européennes et aux eaux internationales de l’Atlantique Centre-Est alors que la proposition initiale de la Commission européenne, renforcée par le Parlement, englobait l’ensemble des eaux internationales de l’Atlantique Nord-Est. La perte de la majeure partie des eaux internationales est à imputer à l’Espagne, qui a pris en otage le Conseil et exercé une pression terrible sur la Commission et le Parlement pour que ses navires, pêchant principalement en eaux internationales, ne soient pas impactés par le règlement. « La rapporteure aurait dû se battre pour défendre la position du Parlement et atteindre un compromis honorable mais au lieu de cela, Isabelle Thomas, élue de gauche, a fait le jeu de la droite espagnole, cherchez l’erreur ! » analyse Claire Nouvian. « Sa loyauté ne semble s’exercer qu’envers les lobbies de la pêche industrielle. De fait, Isabelle Thomas est marraine du lobby le plus actif, Blue Fish, et ce conflit d’intérêts inacceptable a eu un impact très regrettable sur la portée du règlement, à commencer par le résultat désastreux du vote du Parlement en décembre 2013 dont elle porte la responsabilité ».

 

Un succès atteint grâce à la mobilisation des élus et des citoyens

La façon de faire de Mme Thomas a fini par susciter l’exaspération des rapporteurs fictifs (chaque groupe politique assigne un eurodéputé au suivi du « Trilogue ») qui ont fait annuler la négociation tripartite de décembre 2015 et compris qu’ils devaient surveiller de près les agissements de la rapporteure. « Yannick Jadot (EELV) en particulier a réussi à redonner de l’ambition à la négociation » indique la fondatrice de BLOOM, « ainsi que Marielle de Sarnez (MoDem) et Younous Omarjee (Parti communiste). Ils ont porté au sein des institutions la volonté des citoyens et défendu l’intérêt général contre les demandes indécentes des groupes de pression privés. Sans eux, ce règlement aurait été saboté par les lobbies ».

« Sans ces vigies politiques, sans l’extraordinaire mobilisation des citoyens, sans la volonté d’Intermarché d’en finir avec une méthode de pêche destructrice, l’Europe n’aurait pas franchi une étape aussi majeure pour la protection des océans profonds et des nombreuses espèces menacées qui s’y trouvent » conclut Sabine Rosset, directrice de BLOOM.

BLOOM tient à remercier ses collaborateurs de la Deep Sea Conservation Coalition et The Pew Charitable Trusts sans lesquels cette campagne internationale n’aurait pas été possible. »

 

Plus d'infos :

www.bloomassociation.org/

Lionel Pazienza : « apporter aux gens la possibilité de bien se nourrir »

Idéalbio.fr est une épicerie en ligne bio, basée à St-Pierre-de-Vassols, dans le Vaucluse. Le magasin est tenu par Lionel et Ludo, deux frères conscients que bien se nourrir est essentiel.  Plus de 700 produits issus de l’agriculture biologique sont proposées et livrés à domicile. Sans Transition ! est allé à la rencontre de ces citoyens engagés, porteurs de projets. Propos recueillis par Caroline Sénécal à retrouver ici.

Plus d’infos : https://www.idealbio.fr/

Plein Pagnier : vignoble familial pionnier de la bio

Plein Pagnier est un domaine familial de douze hectares, situé sur les hauteurs de Mazan, dans le Vaucluse (84). Geneviève Marchesi en est la propriétaire et l'exploitante. Le 15 juin dernier, Sans Transition ! s’est rendu sur ces terres viticoles de Provence, certifiées bio depuis trente ans. Un héritage familial toujours plus soucieux de l’environnement.

 

Mercredi 15 juin, début d’après-midi. Le soleil brille sur le domaine Plein Plagnier. Un chemin dissimulé par des arbres conduit à la propriété de l’agricultrice Geneviève Marchesi. Lorsque ce passage étroit prend fin, la nature se dévoile, comme un souffle d’air pur. Cerisiers, oliviers et vignes bio en terrasse s’étendent à perte de vue tout autour de la propriété. Un jeune homme, se tient devant la porte d’entrée, carton de cerises dans les mains. C’est Edouard, le fils de de la cheffe d'exploitation. Il travaille depuis trois ans sur le domaine Plein Pagnier et développe son vin rouge. Derrière lui, sa mère apparaît souriante, les bras chargés de draps pour ses hôtes. Assise dans le jardin en vis-à-vis des vignes, elle explique : « C’est une propriété familiale. Les vignes sont celles que mon grand-père a plantées il y a 50 ans. Toute la  famille participe à cette aventure. Mes enfants ont rassemblé leur énergie et se sont chacun impliqués différemment. ». Leurs activités sont multiples. Chambres d’hôtes avec vue imprenable sur le Mont Ventoux à l’arrière de la maison, dégustation de vins et de jus bio, activités pédagogiques, visite de la propriété agricole ou encore marché des Producteurs de Pays. « La diversification est un souhait de partages, de sensibilisation, de rencontres et d’enrichissements. Les hébergements sont des bouffées d’air frais dans l’agriculture. L’humain est primordial », explique Geneviève Marchesi.

Le bio, une évidence           

Dans une grange située face à la maison, des cagettes empilées prennent tout l’espace. A l’intérieur, Edouard trie les cerises ramassées le matin, à l’abri du soleil. Elles seront livrées à un client le soir-même, à Paris. Leur démarche s’inscrit dans la recherche de la qualité. « Nous produisons, nous conditionnons et vendons nous-mêmes. C’est un travail d’équipe », confie Geneviève. Son objectif ? Apporter sa pierre à l’édifice familial en s’engageant toujours davantage en faveur de l’environnement. « Récupérer une propriété bio était une opportunité. En suivant cette éthique, mon fils et moi souhaitons adopter la biodynamie sans limite. Mais ce mode de culture est très précis. Nous espérons développer davantage notre approche ».

Une montagne de terre et de graviers se trouve à quelques mètres de la propriété. « Nous souhaitons réaliser une cave semi-enterrée, afin d’utiliser un espace où rien ne pousse. C’est une façon de conserver le vin dans de bonnes conditions », précise-Geneviève. La dernière étape d'un projet de vie. « Car, pour l'exploitante,  l'agriculture est plus qu'un travail. C'est une activité vivante permettant de s'engager concrètement en faveur de l'environnement. »

Plus d’infos :

www.bienvenue-a-la-ferme.com/provence-alpes-cotes-d-azur/ferme-domaine-de-plein-pagnier-266715/contact_plan_acces

www.plein-pagnier.com/

 

Caroline Sénécal

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